L'association loi de 1901 Savoir sans Frontières a été créée en 2005 par Jean-Pierre Petit et Gilles d'Agostini. Les éditions Belin s'étaient désintéressées depuis longtemps de la collection des Aventures d'Anselme Lanturlu, ayant récupéré les droits sur ses albums l'auteur, Jean-Pierre Petit, décida de les positionner sous forme de pdf gratuitement téléchargeables les ouvrages en français, de même que ceux qui avaient fait l'objet de traductions, dans différentes langues.

Il fut décidé de proposer aux internautes de financer des traductions et la rétribution des traducteurs fut fixée à 150 euros nets (porté à 180 euros nets en 2015). Conformément aux statuts, l'association ne devait faire aucun bénéfice, ne vendre quoi que ce soit, tout l'argent collecté allant aux traducteurs.

Gilles d'Agostini accepta d'assurer bénévolement le rôle de trésorier.

Les dons affluèrent aussitôt. A ce jour ( octobre 2013 ) les dons, se montant à 76.000 euros ont permis d'assurer 480 traductions, en 36 langues. Tous ces dons émanent de particuliers. L'association n'a reçu aucun financement d'un organisme institutionnel. Mais grâce à la générosité des internautes, tout cela fonctionne. Beaucoup de donateurs gardent un oeil sur le "baromètre finance". Quand celui-ci baisse, ils font un don.

Tout cela a quelque chose de magique, car des anonymes permettent à d'autres anonymes, situés partout, aux quatre coins du globe, de bénéficier de ces connaissances, distillées sous forme de bandes dessinées.

Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir de temps pour créer d'autres albums. Je suis trop pris par mes recherches en cosmologie, physique mathématique et par les différents combats que je mène, en particulier sur le front du nucléaire. Pourtant ce ne sont pas les idées qui manquent.

L'émergence d'une "édition numérique" a créé l'inquiétude dans le monde de " l'édition-papier". Mais son avantage est d'assurer la pérennité des ouvrages. Sans ce site et sans internet, et surtout sans l'aide généreuse des internautes cette collection aurait tout simplement disparu.

Jean-Pierre Petit